I spent some time there watching the tide in and out,
my mind haunted by the famous Purcell's song mixed with the harsh tunes from the wind and the waves
Henry Purcell, on a poem translated by Katherine Philips, 'la solitude' written by Antoine Girard de Saint- Amant
(Andreas Scholl counter-tenor)
"
Tantost, sortant de ces ruines,
Je monte au haut de ce rocher,
Dont le sommet semble chercher
En quel lieu se font les bruïnes ;
Puis je descends tout à loisir,
Sous une falaise escarpée,
D’où je regarde avec plaisir
L’onde qui l’a presque sappée
Jusqu’au siege de Palemon,
Fait d’esponges et de limon.
Que c’est une chose agreable
D’estre sur le bord de la mer,
Quand elle vient à se calmer
Après quelque orage effroyable !
Et que les chevelus Tritons,
Hauts, sur les vagues secouées,
Frapent les airs d’estranges tons
Avec leurs trompes enrouées,
Dont l’eclat rend respectueux
Les vents les plus impetueux.
Tantost l’onde brouillant l’arène,
Murmure et fremit de courroux
Se roullant dessus les cailloux
Qu’elle apporte et qu’elle r’entraine.
Tantost, elle estale en ses bords,
Que l’ire de Neptune outrage,
Des gens noyex, des monstres morts,
Des vaisseaux brisez du naufrage,
Des diamans, de l’ambre gris,
Et mille autres choses de prix."
"0 que j’ayme la solitude !
C’est l’element des bons esprits,
C’est par elle que j’ay compris
L’art d’Apollon sans nulle estude.
Je l’ayme pour l’amour de toy,
Connaissant que ton humeur l’ayme
Mais quand je pense bien à moy,
Je la hay pour la raison mesme
Car elle pourroit me ravir
L’heur de te voir et te servir."
M-Antoine Girard de Saint-Amant (1617)
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